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Facile

jeudi 14 mars 2013, par Thierry Boteteme

Tous les jours je le fais, et les prochains aussi, ainsi que les suivants tout comme les précédents. C’est tellement facile d’écouter ses paroles, de boire ces paroles qui donnent l’absolution. Bien maigre réconfort lorsque l’éclat est là, bien las et bien tranchant de la vérité crue non pas qui est cru parce qu’il est trop difficile d’imaginer qu’on puisse s’être fourvoyé au point de ne plus croire. Pourtant on parle et on se parle, non pas pour se faire entendre mais juste pour s’entendre et vivre ainsi ce qui n’est acceptable que de soi. Alors parle et écoute toi sans être à l’écoute de ce que tu piétine parce que sinon tu verrai sous tes bottes les mots en forme de cris que toi même tu décris, alors parles et prend plaisir dans tes mots qui se construisent dans ce monde où tant de maux décrivent bien tes mots... En jolie pirouette tu t’enfumes la tête et t’entête à redire que des autres viens le pire, il suffit de le dire pour que le monde brille de tant de solutions nées de tes locutions, des images que tu partages et qui te font vibrer jusqu’à te faire briller, ces cirages de bottes qui t’empêche de tourner la tête du bon cotés.
Il t’a manqué un pas pour ne pas basculé dans le trop dans le rien, alors tu ne fais rien.
Un pas, non pas le pas qui t’as mis en chemin pour cette obsolescence que tu traines dans ta haine.

le pas de ’Pas moi’, ’pas lui’, ’pas eux’, ’pas ça’, ’pas question’, ’pas de compromis’

Parce qu’il est trop facile de s’autoproclamer biographe de sa vie en crachant sur celui qui n’a pas réussi à dire ’je suis quelqu’un de bien’ alors que toi même en bavant tout ces mots même si tu ne le sais pas tu suis quelqu’un de bien.

L’idéal, mais malheureusement ce n’est pas ton idée.